Pénurie d’eau à Bamako : Le calvaire des braves de Niamakoro-koko

En cette période de forte chaleur, les populations de Niamakoro Koko en Commune VI du District de Bamako notamment les femmes, vivent le calvaire du manque d’eau.
L’eau est source de vie, dit-on. Dans ce quartier de Bamako, les robinets peuvent faire des rester des jours sans laisser couler la moindre goutte d’eau. A défaut d’eau potable émanant des robinets et des forages, les femmes se servaient d’eau de puits qui, malheureusement, sont tous à sec aujourd’hui. A défaut d’eau potable émanant des robinets et des forages, les femmes se servaient d’eau de puits qui, malheureusement, sont tous à sec aujourd’hui.
De jour comme de nuit, on aperçoit des femmes en file indienne devant les quelques rares points d’eau, à la recherche du précieux liquide. « Nous les femmes, nous sommes très préoccupées, par ce problème d’eau. Nous sommes toujours dans des querelles interminables, ce n’est pas intéressant. Pour avoir un bidon d’eau ici, il faut venir depuis 4 heures du matin. Ce serait une bonne chose que de multiplier les forages dans le quartier parce que les robinets ne sont pas du tout fonctionnels », nous a confié Kadiatou Doumbia, habitante du quartier.
L’eau, bien qu’elle soit indispensable à la vie humaine, est rare à Niamakoro Koko, malgré les précautions prises par les unes et les autres pour ne pas en manquer, ça manque toujours, hélas ! « Il n’y a pas de femme ici dans ce quartier qui ne possède pas une dizaine de bidons de 20 litres et cela pour se tirer d’affaires, elles remplissent ces bidons, les bassines, les fûts et même des jerricans, mais hélas ! », a déclaré Joseph Sanogo, habitant du quartier.
Le bonheur des uns faisant le malheur d’autres, cette pénurie d’eau fait l’affaire des revendeurs. Un bidon d’eau de robinet se vend à prix d’or à Niamakoro Koko : 100 FCFA pour le bidon de 20 litres, 1000 FCFA pour 8 bidons.
Bidons et charrettes dans les trousseaux de mariage ?
‘’Il est impensable de constater qu’un quartier comme Niamakoro Koko soit confronté à une telle pénurie d’eau! ‘’ s’indigne Fatoumata Diané, ménagère à Niamakoro, interpelant les autorités communales. Et d’ajouter avec ironie :« ‘’si on continue comme ça, les femmes auront à ajouter des bidons de 20 litres et une charrette aux trousseaux de mariage de leurs filles qui doivent se marier à Niamakoro. J’invite les autorités à nous venir urgemment en aide car cette histoire nous empêche de dormir’’.
Moussa Diarra
Source: Le Challenger

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